icon-emprunteur
Accueil›Nos conseils›Nos conseils Assurance Emprunteur
icon-emprunteur

Nos conseils Assurance Emprunteur

Découvrez les conséquences de la falsification du questionnaire médical

Par IKIle 05/03/2024
4 minutes de lecture
EmprunteurDéfinitionParticuliersConseilsInfos pratiquesVie quotidienneAdministratifRemboursement

Lorsque vous envisagez de souscrire une assurance emprunteur, plusieurs éléments doivent être pris en compte, notamment votre situation financière, professionnelle et votre état de santé. Ces informations jouent un rôle crucial dans l'évaluation du risque par l'assureur et dans la détermination des garanties ainsi que du montant de la prime.


Toutefois, il est impératif de comprendre les conséquences d'une déclaration inexacte ou incomplète. À travers cet article, vous découvrirez l'importance de fournir des informations précises lors de la souscription à une assurance emprunteur, ainsi que les risques et les sanctions encourus en cas de fausse déclaration.

que-se-passe-t-il-si-je-mens-au-questionnaire-medical
  • 4,8/5
  • Conseil 100% gratuit
  • Contact avec un conseiller
  • Pas de frais cachés
  • Offre de fidélité IKI Avantages

Loi Lemoine : vers la fin du questionnaire de santé

Depuis le 1er septembre 2022, la loi Lemoine est pleinement entrée en vigueur, marquant une étape significative dans l'accès au marché de l'assurance emprunteur. Cette loi vise à rendre ce marché plus juste, plus simple et plus transparent. Parmi les mesures phares de cette législation, la suppression du questionnaire de santé constitue un changement majeur.

Désormais, dans certains cas précis, le questionnaire médical n'est plus requis lors de la souscription d'une assurance de prêt. Cette dispense s'applique lorsque le montant du prêt est inférieur à 200 000 € par assuré sur l'encours cumulé, avec la possibilité d'atteindre jusqu'à 400 000 € en cas de co-emprunteur. De plus, le crédit immobilier doit être soldé avant les 60 ans de l'emprunteur et financer un bien à usage d'habitation ou usage mixte.

Cette réforme représente une avancée significative pour de nombreux emprunteurs, leur offrant une procédure simplifiée et plus accessible. En éliminant le questionnaire de santé, la loi Lemoine supprime un obstacle majeur à l'accès à l'assurance emprunteur pour certains profils d'emprunteurs. Désormais, ces derniers peuvent bénéficier d'une assurance de prêt sans avoir à fournir des informations détaillées sur leur état de santé.

Pourquoi remplir un questionnaire médical de santé pour son assurance de prêt ?

Lorsque vous souscrivez à une assurance de prêt, remplir un questionnaire médical de santé peut sembler fastidieux, voire intrusif. Cependant, cette étape revêt une importance capitale pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, le questionnaire de santé permet à l'assureur d'évaluer votre état de santé de manière précise et exhaustive. En analysant vos antécédents médicaux, vos éventuelles affections préexistantes et vos habitudes de vie, l'assureur peut déterminer le niveau de risque que vous représentez en tant qu'assuré. Sur cette base, il pourra décider s'il souhaite vous assurer et à quelles conditions.

En fonction des réponses fournies dans le questionnaire, la compagnie d'assurance établira le montant de votre prime d'assurance. Si elle estime que le risque à assurer est plus élevé en raison de votre état de santé ou de vos activités, elle pourra appliquer des surprimes. Par exemple, les personnes pratiquant des sports extrêmes ou exerçant des professions à risque peuvent se voir appliquer des tarifs plus élevés en raison de la probabilité accrue de blessures ou d'accidents.

De même, certaines conditions de santé préexistantes peuvent entraîner des exclusions de garantie ou des limitations de couverture. Par exemple, si vous souffrez d'une maladie chronique ou d'une affection spécifique, l'assureur pourrait décider de ne pas couvrir les frais liés à cette condition particulière.

Quels sont les risques de fournir de fausses informations lors de la soumission d'un questionnaire médical ?

  • Fausse déclaration non-intentionnelle :

En cas de fausse déclaration non-intentionnelle à l'assurance de prêt, vous risquez diverses conséquences, telles que la majoration de vos cotisations d'assurance en cas de modification légère du contrat. Dans le cas où la fausse déclaration entraîne une modification significative du contrat, celui-ci peut être résilié sous 10 jours, conformément à l'article L 113-9 du Code des Assurances. Votre assureur vous notifiera par courrier recommandé avec accusé de réception et vous restituera les sommes perçues en trop. Si cette erreur est détectée après un sinistre, l'indemnité perçue sera ajustée en fonction de votre état réel.

  • Fausse déclaration intentionnelle :

En revanche, en cas de fausse déclaration intentionnelle, considérée comme une fraude à l'assurance selon l'article L 113-8 du Code des Assurances, les conséquences sont bien plus graves. Cette action entraîne la nullité totale de votre contrat d'assurance, et ce rétroactivement. Dans ce cas, la banque peut décider d'annuler le prêt si aucune assurance de prêt n'est en place. L'assuré peut alors être contraint de se séparer de son bien, parfois dans des délais très courts. En outre, il s'expose à une amende maximale de 375 000 € ainsi qu'à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 5 ans.

En évitant de divulguer des informations importantes sur votre état de santé, comme une dépression, vous pourriez penser accélérer le processus d'adhésion ou obtenir une meilleure couverture. Cependant, il est crucial de comprendre que toute fausse déclaration intentionnelle constitue un acte grave, passible de poursuites pénales pour faux et usage de faux.

Dans le cas où un risque aggravé rend difficile la recherche d'une assurance adaptée pour votre prêt immobilier, vous avez la possibilité de recourir à la délégation d'assurance. Cette alternative vous permet de souscrire à une assurance externe, offrant souvent une plus grande flexibilité dans les conditions d'adhésion.

Que faire en cas d'erreur involontaire dans une déclaration ?

Lorsque vous remarquez un oubli ou une inexactitude dans votre déclaration d'assurance, informez immédiatement votre assureur. Cela constitue ce qu'on appelle une fausse déclaration non intentionnelle, considérée comme la forme la moins grave de fausse attestation d'assurance.

En ce qui concerne les changements de votre état de santé pendant la durée du prêt, pas de souci ! La déclaration de santé est fixée au jour de la signature du contrat. Si un problème de santé survient ultérieurement, votre déclaration ne sera pas considérée comme incorrecte, et vous n'êtes pas obligé d'en informer votre compagnie d'assurance. Toutefois, vous pouvez signaler un changement de santé susceptible de modifier le coût de l'assurance en votre faveur, mais pas l'inverse.

Cependant, si un nouvel élément (médical, professionnel, etc.) survient entre le moment où vous avez rempli le formulaire de santé et celui de la signature de votre assurance de prêt, votre déclaration sera obsolète et vous devrez remplir à nouveau la déclaration de santé.

Est-ce que l’assureur doit prouver qu’il y a eu fausse déclaration ?

Dans le domaine des assurances, la question de la véracité des déclarations fait souvent surface, soulevant des interrogations quant à la responsabilité de prouver la fausseté des informations fournies. En effet, la déclaration exacte et honnête de tous les éléments requis est cruciale dans la souscription d'une police d'assurance. Mais est-ce à l'assureur de prouver qu'il y a eu une fausse déclaration ?

Il est établi que dans de nombreux systèmes juridiques, la charge de la preuve incombe à celui qui allègue. Ainsi, traditionnellement, l'assureur doit démontrer plusieurs points pour contester la validité d'une déclaration :

Premièrement, il doit établir la mauvaise foi de l'assuré. Cela signifie démontrer que l'assuré avait connaissance de la fausseté de ses déclarations au moment où il les a faites. La mauvaise foi implique une intention délibérée de tromper l'assureur, plutôt qu'une simple erreur ou une omission involontaire.

Deuxièmement, l'assureur doit prouver que l'assuré a délibérément dissimulé une information indispensable à l'évaluation du risque. Cette dissimulation doit être intentionnelle et significative, entraînant une distorsion du contrat d'assurance.

Enfin, l'assureur doit apporter la preuve de la fausse déclaration elle-même. Cela implique de démontrer que les informations fournies par l'assuré étaient inexactes au moment de la souscription de l'assurance et qu'elles étaient matérielles pour l'évaluation du risque.

Cependant, il convient de noter que les lois et réglementations varient d'un pays à l'autre, et que certaines juridictions peuvent imposer des exigences différentes en matière de preuve dans les litiges d'assurance. Par exemple, dans certains cas, il peut être présumé que l'assuré a agi de mauvaise foi si les faits indiquent clairement une intention de tromper.

Puis-je modifier ma déclaration d’assurance ?

Vous avez la possibilité d'ajuster votre déclaration d'assurance avant de finaliser la signature du contrat. Cette étape est assez simple à réaliser. Cependant, une fois que le contrat est signé, toute modification devient plus compliquée, voire impossible, et peut entraîner des conséquences telles que des changements de tarifs ou de couverture. Il est donc essentiel de remplir votre déclaration avec précision dès le début afin d'éviter des complications ultérieures.

Comment l'assureur découvre-t-il les fausses déclarations ?

Généralement, les fausses déclarations sont mises au jour lors d'un sinistre. Lorsqu'un événement survient, tel qu'un accident, l'assureur déploie souvent un expert pour enquêter sur les causes et les conséquences du dommage. C'est à ce moment-là qu'il vérifie si les informations que vous avez fournies étaient véridiques initialement.

Par exemple, si vous êtes impliqué dans un accident de voiture et que vous êtes hospitalisé, l'assureur peut faire appel à un médecin expert pour réaliser des analyses médicales. Même si la fausse information que vous avez fournie (comme une condition médicale non divulguée, comme l'obésité) semble sans rapport avec l'accident, elle peut être révélée et avoir des conséquences graves.

Conclusion

Mentir sur un questionnaire médical peut avoir des répercussions graves et variées. Cela compromet la qualité des soins, met en danger la sécurité des patients et du personnel médical, peut avoir des conséquences juridiques et entraver la confiance dans la relation patient-médecin. Il est donc essentiel d'encourager l'honnêteté pour garantir des soins de qualité et une gestion adéquate de la santé.