icon-autonomie
Accueil›Nos conseils›Nos conseils Prévoyance santé
icon-autonomie

Nos conseils Prévoyance santé

Quelles sont les différences entre taux d'invalidité et taux d'incapacité ?

Par IKIle 25/11/2022
5 minutes de lecture
AutonomieDéfinitionInfos pratiquesParticuliers

Si vous avez été malade ou accidenté, vous pourrez avoir des difficultés physiques dans votre activité professionnelle. Selon la gravité du cas, cela pourrait être de manière temporaire mais aussi définitive. Il est important que les employés, les employeurs et les travailleurs indépendants fassent la différence pour qu’il n’y ait pas de confusion lors de la souscription à un contrat d’assurance prévoyance santé. Ces notions indiquent des risques bien distincts qui ne sont pas couverts par les mêmes garanties. Pour connaître les différences entre le taux d’invalidité et le taux d’incapacité, il faudra surtout savoir leur mode de calcul.

differences-taux-invalidite-taux-incapacite
  • 4,8/5
  • Conseil 100% gratuit
  • Contact avec un conseiller
  • Pas de frais cachés
  • Offre de fidélité IKI Avantages

Comment déterminer son taux d’invalidité ?

Une personne est considérée invalide lorsque son état physique, psychologique, ou les deux à la fois, est irréversible. Cela réduit considérablement sa capacité de travail d'au moins deux tiers, et cette condition est permanente. L'invalidité peut être davantage catégorisée en invalidité permanente partielle (IPP), avec un taux d'invalidité allant de 33 % à 66 %, et en invalidité permanente totale (IPT), avec un taux d'invalidité dépassant les 66 %.

Généralement, l'invalidité résulte de maladies ou d'accidents, souvent sans lien direct avec l'activité professionnelle de la personne. Lorsqu'une personne est déclarée invalide, elle reçoit une pension d'invalidité de la Sécurité sociale. Le montant de la pension est déterminé en fonction de son taux d'invalidité.

Si l'invalidité est totale et permanente, la personne recevra une pension annuelle équivalant à 50 % du revenu moyen. Cependant, la Sécurité sociale a préalablement fixé un plafond annuel pour ces pensions. Il est important de noter que cette pension n'est pas nécessairement permanente, car l'état de la personne peut évoluer au fil du temps. Dans de tels cas, l'allocation sera révisée ou éventuellement suspendue. Si aucune évolution n'intervient, l'annuité sera versée à vie.

Le taux d'invalidité est donc évalué en fonction des handicaps spécifiques de la personne. Des facteurs sociaux supplémentaires, tels que sa famille, son travail, son environnement éducatif et culturel, sont également pris en compte, car ils peuvent influencer son intégration sociale.


Par ailleurs, il est possible de cumuler la pension d'invalidité avec des prestations de prévoyance, offrant ainsi une protection financière plus complète en cas d'incapacité de travail. Le cumul pension invalidité et prévoyance peut constituer une solution judicieuse pour garantir une sécurité financière adéquate en situation d'invalidité.

Calculer le taux d’invalidité

Pour déterminer le pourcentage d'invalidité, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) envoie un médecin-conseil qui effectue une évaluation physique, psychologique et sensorielle. Une équipe composée d'un médecin, d'un psychologue et d'une assistante sociale examine également divers facteurs. Selon la législation sur l'invalidité, le taux d'invalidité dépend d'une analyse des interactions sur trois dimensions : la déficience, l'incapacité et le désavantage.

  • La déficience réduit les fonctions de l'individu ;

  • L'incapacité limite les activités de l'individu en raison de la déficience ;

  • Le désavantage se produit lorsque l'accomplissement d'un rôle social normal est entravé ;

  • L'incapacité et le désavantage correspondent ici à des taux d'invalidité supérieurs à 50%.

Le taux d'invalidité est classé en trois catégories distinctes :

Dans la première catégorie, l'employé a perdu 66 % de ses capacités professionnelles. Il peut éventuellement travailler à temps partiel au maximum. Il peut également bénéficier d'un complément de salaire de son assurance maladie.

Dans la deuxième catégorie, l'employé a perdu 66 % de ses compétences professionnelles et est incapable de travailler. Néanmoins, son assurance maladie lui versera une pension d'invalidité.

Dans la troisième catégorie, l'employé ne peut plus exercer une activité professionnelle et aura besoin d'assistance pour ses tâches quotidiennes.

Cette classification est essentielle pour évaluer l'indemnisation et bénéficier des avantages fiscaux prévus par la législation sur l'invalidité.

Tableau de pourcentage d’invalidité MPDH

Un tableau de pourcentage d’invalidité a été établi par les départements des Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH). Ces organismes accompagnent et conseillent les individus à mobilité réduite ainsi que leurs proches.

Si le taux d’invalidité est inférieur à 50%, un handicap avéré ne donne pas accès à des aides financières. Lorsque le taux d’invalidité se situe entre 50 et 79%, des aides financières ou techniques peuvent être octroyées en fonction des circonstances. Si le taux d’invalidité dépasse les 80%, des allocations et des prestations peuvent être versées.

Cependant, il est important de noter que les indemnités d’invalidité ne sont pas toujours suffisantes pour faire face aux pertes de revenus et éviter de bouleverser les conditions de vie du ménage. C'est pourquoi la souscription à une garantie invalidité est essentielle. Généralement, cette garantie fait partie intégrante du contrat de prévoyance. Elle offre un soutien financier complémentaire à la pension d'invalidité fournie par la Sécurité Sociale.

Cette protection sociale renforcée par la garantie invalidité joue un rôle essentiel dans la réparation financière et la préservation des conditions de vie en cas de mobilité réduite, en plus de fournir des avantages fiscaux grâce à des contrats d'assurance adaptés. L'évaluation médicale et de l'état de santé est cruciale pour déterminer l'admissibilité à ces prestations et avantages.

Comment déterminer son taux d’incapacité ?

Lorsqu'une personne a été victime d'un accident du travail ou a été blessée en se rendant au travail, ou si son travail a entraîné des problèmes de santé ou des maladies, elle peut être déclarée en incapacité de travailler. Dans ce cas, elle présente une inaptitude physique ou psychologique à exercer une activité professionnelle, mais de manière temporaire. Cela nécessite un arrêt de travail jusqu'à ce qu'elle se rétablisse et retrouve ses capacités. On distingue deux catégories d'inaptitude temporaire : l'inaptitude temporaire totale (ITT) et l'inaptitude temporaire partielle (ITP).

En cas d'incapacité temporaire de travail, l'employé est en arrêt de travail. En revanche, si l'incapacité est permanente en raison d'un accident du travail ou d'une maladie liée à son activité professionnelle, l'employé subira une réduction permanente de sa capacité de travail, laquelle sera évaluée par l'assurance maladie.

Ces évaluations de l'état de santé sont cruciales pour déterminer les prestations d'assurance invalidité et incapacité auxquelles l'individu peut avoir droit. Dans le cas d'une incapacité permanente, il peut également être nécessaire de se réorienter professionnellement, ce qui implique une réadaptation professionnelle. Le handicap peut être pris en compte dans ce processus, et des rentes d'invalidité peuvent être versées pour compenser la perte de capacité de travail.

Calculer le taux d’incapacité

Le taux d'incapacité est évalué par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) ou la CDAPH (Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées), en fonction de la résidence de l'individu. Comprendre comment déterminer son taux d'incapacité est essentiel pour obtenir une reconnaissance officielle. Le taux de handicap est utilisé pour officialiser une incapacité avérée. Lorsque tous les critères sont remplis, l'employé peut recevoir une carte d'invalidité, une prestation compensatoire du handicap, une allocation adulte handicapé et une allocation d'éducation de l'enfant handicapé.

Un outil de mesure a été mis en place pour évaluer le degré d'autonomie d'un employé dans ses activités quotidiennes. Des professionnels évaluent sa capacité à se nourrir, à se vêtir ou à se déshabiller, à aller aux toilettes, à contrôler ses besoins d'uriner et de déféquer, à se déplacer dans une pièce, à marcher sur une surface plane ou à l'aide d'un fauteuil roulant, à prendre un bain ou une douche, à assurer son hygiène, à monter et descendre un escalier. Si le taux d'incapacité dépasse 50%, l'employé peut recevoir diverses aides.

Il est essentiel de souscrire à une assurance incapacité, car une perte de revenus est souvent inévitable en cas d'incapacité. Bien que la Sécurité sociale puisse verser des indemnités journalières à l'employé, ainsi qu'une compensation de la part de son employeur, il existe toujours un risque que cela ne soit pas suffisant pour subvenir à ses besoins.

Lorsqu'un employé est assuré, il peut bénéficier d'une couverture au sein d'un contrat de prévoyance collective, comprenant une garantie incapacité de travail. Grâce aux compléments versés par l'assurance et aux aides de la Sécurité Sociale, l'employé continue à recevoir l'équivalent de son salaire pendant la période où il ne peut pas travailler. Il existe également une assurance de prévoyance individuelle si une garantie collective n'est pas disponible. Cette combinaison de réadaptation professionnelle, de rentes d'invalidité et d'incapacité, ainsi que de réinsertion sociale, est encadrée par la médecine légale et la loi sur l'invalidité.

Conclusion

La reconnaissance de la différence entre l'incapacité et de l'invalidité est essentielle pour assurer une réadaptation professionnelle et une réinsertion sociale réussie des individus touchés. L'évaluation médicale précise de l'état de santé joue un rôle clé dans cette reconnaissance. Les prestations d'assurance invalidité et incapacité, ainsi que les rentes d'invalidité, fournissent un filet de sécurité financier important en cas de mobilité réduite.